mercredi 30 décembre 2009

Quand il pleut en ton coeur

Quand il pleut en ton coeur, que ton heur est à mal
Te souvient-il, l'oiseau, couvert de son écale
Qui dort et qui attend l'occasion de grandir
D'enfin ouvrir ses ailes, de son cocon s'enfuir ?

Tu es une colombe, prête à s'épanouir
Tu amasses tes forces, comme l'aigle royal
Vois-tu ce rouge-gorge, qui picore l'étal ?
C'est toi, c'est moi, c'est eux, qui volons d'un soupir

Sur la fenêtre sale, une larme chemine
Je suis loin de l'oiseau qui affronte l'orage
Je trace mon chemin, comme cette eau dessine
La voie de mon envol, dont on dit le courage

Le tout-petit attend, dans son cheval de Troie
Il forcit jusqu'à temps que ses forces déploient
Ce qui n'était alors autre qu'acte de foi
Sans amour on ne voit qu'un bien puéril émoi

Quand il pleut en ton coeur, que ton heur est à mal
Fais caresser ton âme par la main de l'amour
Garde ta foi en moi, je t'aimerai toujours
Et rien d'autre qu'amour ne fut le Saint Graal.
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© Stephan Blackburn

jeudi 10 décembre 2009

Pas de destin

Il faisait chaud, enfin.

Quelques jours de pluie abondante sont sains, mais aux yeux de l'homme ce n'est qu'une éternité de mortel ennui.

Aussi ce jour-là le soleil apparut-il bienfaisant alors que pourtant n'importe quelle personne du commun se serait normalement plaint de cette moiteur qui étouffait l'atmosphère, l'astre du jour n'ayant asséché que la surface de ce monde qu'on disait perdu sous prétexte que l'homme n'en était pas encore tout à fait maître.

Ce texte n'a pas de conclusion. Celle-ci appartient à l'ensemble de l'humanité.
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© Stephan Blackburn

Petits vers

Soir
Soif
Boire
Carafe
Sommeil

Réveil
Une femme
Soleil
Mon âme

Quelque chose
De plus de moins
Me repose
Vivre enfin

Début ou fin
Je n'en sais rien
Elle part
Moi aussi
Trop tard
C'est fini
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© Stephan Blackburn