Quand il pleut en ton coeur, que ton heur est à mal
Te souvient-il, l'oiseau, couvert de son écale
Qui dort et qui attend l'occasion de grandir
D'enfin ouvrir ses ailes, de son cocon s'enfuir ?
Tu es une colombe, prête à s'épanouir
Tu amasses tes forces, comme l'aigle royal
Vois-tu ce rouge-gorge, qui picore l'étal ?
C'est toi, c'est moi, c'est eux, qui volons d'un soupir
Sur la fenêtre sale, une larme chemine
Je suis loin de l'oiseau qui affronte l'orage
Je trace mon chemin, comme cette eau dessine
La voie de mon envol, dont on dit le courage
Le tout-petit attend, dans son cheval de Troie
Il forcit jusqu'à temps que ses forces déploient
Ce qui n'était alors autre qu'acte de foi
Sans amour on ne voit qu'un bien puéril émoi
Quand il pleut en ton coeur, que ton heur est à mal
Fais caresser ton âme par la main de l'amour
Garde ta foi en moi, je t'aimerai toujours
Et rien d'autre qu'amour ne fut le Saint Graal.
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© Stephan Blackburn
mercredi 30 décembre 2009
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